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Projet PLUTO – Évaluation de l’intérêt des microvésicules membranaires comme biomarqueurs chez les patients transplantés pulmonaires traités par photophérèse extracorporelle pour une dysfonction chronique du greffon pulmonaire
Axe de recherche : Transplantation Délégation territoriale : Alsace Domaine de recherche : Recherche fondamentale
Porteur du projet : Benjamin RENAUD-PICARD
Contexte :
La transplantation pulmonaire peut être proposée à des patients atteints d’insuffisance respiratoire grave. Mais avec le temps, beaucoup développent une complication appelée dysfonction chronique du greffon pulmonaire (DCGP), qui abîme progressivement le greffon pulmonaire, en raison d'une fibrose qui peut toucher les petites voies aériennes ou l'ensemble des poumons, responsable d'une baisse irréversible de la fonction respiratoire. Elle touche environ la moitié des patients après 5 ans. Les traitements sont limités. La photophérèse extracorporelle (PCE) est une thérapie qui modifie certaines cellules immunitaires du patient pour diminuer l’inflammation et le rejet. Elle peut améliorer la survie, surtout si elle est débutée tôt. Les chercheurs s’intéressent aussi aux microvésicules, de minuscules particules libérées par les cellules en cas de stress. Présentes dans le sang, elles peuvent refléter l’état des tissus et servir d’indicateurs précoces de rejet ou d’inflammation. Mieux comprendre ces marqueurs pourrait aider à suivre l’évolution des patients transplantés et à adapter plus précisément les traitements dont la PCE.
Objectifs :
Nous présentons ici le projet du centre de TP de Strasbourg dans le cadre du consortium multicentrique français PLUTO.
Cette étude sera menée dans plusieurs hôpitaux français, et concernera des patients ayant bénéficié d’une TP et atteints d'une DCGP. Elle cherche à savoir si les microvésicules (MVs), petits fragments de membrane libérés par les cellules en cas de stress, pourraient aider à évaluer de manière précoce l’efficacité de la photophérèse pour le traitement de la DCGP.
Nous prévoyons de mesurer et suivre la variation de la concentration des MVs à différents moments sur un an et compareront trois groupes de patients transplantés: des patients recevant le traitement, d’autres qui devraient le recevoir mais ne le peuvent pas, et un groupe témoin sans indication de traitement.
Au total, 60 patients adultes participeront à l’étude. L’objectif est de mieux comprendre si ces marqueurs sanguins permettent de suivre l’évolution de la maladie et d’adapter plus précisément le traitement, à l'aide d'un suivi longitudinale du taux de MVs, et en évaluant également le profil des cellules à l'origine de leur production (cellules inflammatoire ou anti-inflammatoires).
Perspectives :
Dans ce projet, nous voulons vérifier si les microvésicules (MVs), de minuscules particules présentes dans le sang, peuvent aider à mieux décider quand commencer, poursuivre ou arrêter la photophérèse chez les patients greffés pulmonaires atteints de DCGP.
Chez les patients qui répondent bien au traitement, une baisse des MVs liées à l’inflammation et une hausse de celles associées aux cellules régulatrices pourraient indiquer que le traitement est efficace. Après stabilisation, il serait alors plus simple d’envisager l’arrêt des séances, tout en continuant la surveillance.
Si les MVs inflammatoires augmentent à nouveau, cela pourrait alerter précocement sur un risque d’aggravation et justifier la reprise du traitement, avant même une baisse du souffle.
Ce projet est complémentaire d'une autre étude Française, et qui analyse d’autres marqueurs sanguins reflétant le niveau immunosuppression des patients avec une TP.
En France, un nombre important de patients ont reçu une TP pour traiter une mucoviscidose. L'amélioration des moyens de traitements de la DCGP pourrait permettre d'améliorer la survie et la qualité de vie de ces patients.



