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Role des Resolvines E sur l’activité mitochondriale et l’intégrité de l’épithélium des voies aériennes de patients atteints de mucoviscidose

Dernière mise à jour 21.07.2021 à 18h26

Axe de recherche : Inflammation Délégation territoriale : Île de France

Porteur du projet : Valérie Urbach

Institut Mondor de Recherche Biomédicale (IMRB), Inserm U955 - Equipe GEIC2O

Contexte : 
La mucoviscidose est caractérisée par une inflammation récurrente des voies respiratoires qui entraine une dégradation progressive des poumons et altère la respiration. 
Les thérapies modulatrices de CFTR peuvent être efficaces mais la réponse des patients est hétérogène et leurs conséquences sur la résolution de l’inflammation à long terme  sont encore discutées. Un succès thérapeutique consisterait en un traitement capable de combattre la maladie respiratoire dans la mucoviscidose en ciblant l’inflammation persistante. 
Notre projet vise à explorer de nouveaux mécanismes impliqués dans l’inflammation et ses conséquences sur le tissu pulmonaire dans ce contexte.

Objectifs :
Notre objectif est de tester en laboratoire les effets des résolvines E sur la protection du tissu des voies respiratoires issu de patients atteints de mucoviscidose. Nous étudierons  si la protection possible des tissus par les résolvines E implique les mitochondries. En effet, les mitochondries qui fabriquent l’énergie des cellules jouent un rôle très important dans la multiplication cellulaire et l’intégrité des organes qu’elles constituent.

Perspectives :
Cette étude en révélant de nouveaux mécanismes de l'inflammation pourrait à terme ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques permettant de lutter contre la fragilisation des voies respiratoires et la vulnérabilité des patients aux infections.

Résultats obtenus :
Le projet s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle, les molécules qui stoppent normalement l’inflammation et permettent de protéger les organes ne sont pas fabriquées en quantité suffisante dans la mucoviscidose. . 
Nous avons montré précédemment que l’une d’elle, appelée lipoxine est retrouvée en quantité plus faible dans les bronches de patients atteints de mucoviscidose que dans celles d’individus non malades. 
Grâce au soutien de l’association ([RF20200502701]), nos travaux plus récents montrent que d’autres molécules appartenant à la même famille, les résolvines E, sont aussi produites en quantité plus faible par les cellules respiratoires de patients cultivées au laboratoire. Mais le rôle des résolvines E n’est pas connu dans la mucoviscidose.