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Impact de la pollution atmosphérique sur les fonctions de CFTR dans la mucoviscidose

Dernière mise à jour 21.07.2021 à 18h23

Axe de recherche : Inflammation Délégation territoriale : Île de France

Porteur du projet : Agathe Tarze

Institut Mondor de Recherche Biomédicale (IMRB) - INSERM U955, Equipe GEIC2O

Contexte : 
Grace au progrès de la prise en charge et au développement de nouveaux médicaments, l’espérance de vie des patients croit et la mucoviscidose est à présent une maladie de l’adulte. Depuis longtemps, les médecins indiquent aux patients d’être attentif à leur environnement (pollution, cigarette,...) car on sait que la pollution de l’air représente un risque environnemental majeur pour la santé. Cependant très peu d’études ont exploré l’impact de la pollution dans le domaine spécifique de la mucoviscidose (CF). Dans ce contexte, notre équipe est porteuse d’un programme européen d’envergure (Remedia) qui propose d’intégrer tout au long de la vie les expositions aux facteurs environnementaux et d’explorer leur rôle dans l’évolution notamment de la CF avec l'étude du Registre Français de la Mucoviscidose. 
Le projet qui fait l’objet de la présente demande s’inscrit ainsi en complément de Remedia qui ne comporte pas d’approche in vitro. Il s’agit d’une étude expérimentale de l’impact de la pollution atmosphérique sur des cellules respiratoires issues de patients CF et sur l’efficacité des modulateurs actuellement utilisés comme traitement.

Objectifs :
Dans cette étude, nous explorerons en laboratoire la réponse des cellules épithéliales nasales issues de patients homozygotes F508del à une atmosphère mimant la pollution urbaine. Nous étudierons également l’impact de la pollution sur la réponse aux modulateurs de CFTR.
Cette approche totalement novatrice sera développée grâce à l’utilisation de la plateforme « PolluRisk » qui permet de recréer les atmosphères complexes réelles. Les épithéliums seront soumis à une atmosphère simulant une exposition aigüe à un pic de pollution en région parisienne.
Les marqueurs de référence (fonction de CFTR et réponse inflammatoire) seront suivis puis nous explorerons globalement l’effet de la pollution sur l’expression de l’ensemble des gènes et sur l’expression de l’ensemble des médiateurs lipidiques impliqués dans les réponses inflammatoires.

Perspectives :
Ce projet a le potentiel d’ouvrir de nouveaux axes de recherche sur l’impact de la pollution atmosphérique sur les fonctions de l’épithélium respiratoire altérées dans la mucoviscidose ainsi que sur la réponse aux modulateurs de CFTR. 
Notre étude actuelle sera focalisée sur les cellules épithéliales issues de patients homozygotes pour la mutation F508del. En perspective, nos travaux pourraient être élargie à d’autres génotypes de façon à examiner la susceptibilité des patients à la pollution atmosphérique. D’autres atmosphères complexes pourraient être utilisées pour évaluer des paramètres tel que la saisonnalité, l’environnement côtier, rurale, industriel,… 
A plus long terme, ces études pourront déboucher sur une modification des recommandations de prise en charge des patients atteint de mucoviscidose en terme de protection de la pollution atmosphérique.

Résultats obtenus :
N/A