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Exploration du potentiel immuno-modulateur et anti-pyocyanique des métabolites de Porphyromonas catoniae. Acronyme : EXIT (EXploration du potentiel Immuno-modulateur et anti-pyocyanique des métabolites de Porphyromonas caToniae)

Dernière mise à jour 30.09.2021 à 10h44

Axe de recherche : Infection Délégation territoriale : Côtes d'Armor-Finistère Domaine de recherche : Recherche fondamentale

Porteur du projet : Clémence Beauruelle

Faculté de médecine de Brest / CHRU de Brest - UMR1078 "Génétique, Génomique fonctionnelle et biotechnologies", Axe "Microbiota"

Contexte : 
Les infections, notamment à P. aeruginosa (ou bacille pyocyanique dit le « pyo ») restent la cause principale d’aggravation de la fonction respiratoire et de mortalité chez les malades de la mucoviscidose. Outre ces bactéries responsables d’infections, on sait depuis peu, que de nombreuses bactéries sont présentent naturellement dans les poumons sains et jouent un rôle essentiel pour la bonne santé respiratoire.

Objectifs :
Notre objectif est de comprendre le rôle de PC sur l’environnement pulmonaire des malades de la mucoviscidose. Une première étude a permis de montrer que PC était capable de produire des substances (acides gras à chaine courte) capable à la fois de moduler l’inflammation, particulièrement néfaste dans le poumon, et de bloquer la multiplication de pyo. Notre objectif est de préciser l’effet de ces substances sur le poumon muco en situation d’infection à pyo.

Perspectives :
En offrant une meilleure compréhension du rôle protecteur de Porphyromonas et des substances impliquées, cette étude ouvre la voie à de nouveaux outils préventifs de l’infection à pyo. Cette « prophylaxie » pourrait reposer sur un « cocktail » bactérien protecteur ou de substances bactériennes. Nous pouvons imaginer à l’avenir d’instiller ce « cocktail » par voie nasale pour prévenir les infections à « pyo » et ainsi, préserver la fonction respiratoire de nos malades. Les premières études chez l’animal (souris) semblent confirmer cette possibilité. D’autres études sur modèles animaux devront confirmer ces résultats, ainsi que des études de tolérance puis d’efficacité chez l’homme. Néanmoins, cette approche nous apparait comme une alternative thérapeutique séduisante à l’heure où la résistance bactérienne est omniprésente

Résultats obtenus :
Notre équipe a pu montrer que parmi ces bactéries de la flore pulmonaire, une bactérie, appelée Porphyromonas catoniae (PC) était retrouvée en plus grande quantité chez les malades de la mucoviscidose qui ne faisaient pas d’infection à pyo. A l’inverse, lorsque cette bactérie diminuait ou disparaissait, le risque d’infection à pyo augmentait. Nous faisons ainsi l’hypothèse que PC pourrait avoir un rôle bénéfique sur la santé respiratoire des malades de la mucoviscidose.