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Etude de la survie des patients atteints de mucoviscidose nés en Bretagne sur une période de près de 50 ans par la méthode de Kaplan-Meier.

Dernière mise à jour 30.09.2021 à 11h39

Axe de recherche : Epidémiologie Délégation territoriale : Côtes d'Armor-Finistère Domaine de recherche : Recherche clinique

Porteur du projet : Virginie Scotet

Inserm - UMR 1078 "Génétique, Génomique fonctionnelle, Biotechnologies"

Contexte : 
Si l'espérance de vie des patients atteints de mucoviscidose s’est considérablement améliorée, l’interprétation des données de survie reste souvent difficile, tant pour les cliniciens que pour les patients et leurs familles. Ceci s’explique par le fait qu’il existe plusieurs indicateurs de survie, qui sont estimés par des méthodes différentes ayant chacune leurs avantages et leur inconvénients. Comme nous avons recensé les patients nés en Bretagne depuis les années 1970, nous disposons d’un recul important en matière de suivi de patients (que peu de registres ont). Nous avons donc des données relativement uniques pour étudier la survie des patients par classe d’âge et pouvons utiliser une méthode d’analyse de survie classique (méthode dite de Kaplan-Meier). Cette méthode reflète ce qui se passe réellement dans une cohorte de naissance et permet d’estimer la médiane de survie réelle, alors que les méthodes classiquement utilisées par les registres estiment des médianes de survie prédites.

Objectifs :
L’objectif principal de l’étude est d’étudier la survie des patients atteints de mucoviscidose nés en Bretagne sur une période de près de 50 ans (1970-2017) et de fournir des estimations précises par classe d’âge. 
L’objectif secondaire est d’étudier la survie des patients présentant une forme classique de mucoviscidose, c’est-à-dire des patients homozygotes pour la mutation F508del et des patients portant deux mutations CFTR causales (appelées CF-causing). Cette analyse fournira des données de survie précises pour les formes classiques de mucoviscidose et facilitera les comparaisons internationales en atténuant les différences pouvant exister entre les études du fait de la différence dans les populations incluses dans les registres.

Perspectives :
Les prochaines étapes seront : 

  1. de poursuivre le recueil des données en mettant à jour les informations sur le statut vital des patients à la date de fin de l’étude (31/12/2019). Nous réaliserons pour cela une enquête auprès des CRCM et des centres relais. Pour les patients dont le statut vital n’est pas connu avec certitude (perdus de vue), nous effectuerons, dans un second temps, une enquête postale auprès des mairies des communes de naissance afin de vérifier leur statut vital (vivant ou décédé) et de recenser leur date de décès le cas échéant.
  2. de réaliser la contrôle qualité des données (en lançant le programme que l’ingénieur a pu développer) et de geler la base de données dès lors que les données seront jugées propres.
  3. de réaliser les analyses statistiques (en lançant le programme que l’ingénieur a développé en grande partie) et d’interpréter les résultats. L’ingénieure devra finaliser les commandes permettant d’appliquer le modèle de vieillissement accéléré . Ce modèle permet de prolonger les courbes de survie au-delà de la période d’observation et ainsi de prédire la médiane de survie pour les cohortes les plus récentes 
  4. de valoriser les résultats en soumettant des résumés dans différents congrès (ECFS, NACFC, Assises de génétique, …) et en publiant un article scientifique.

Résultats obtenus :
La date du début du projet a été fixée au 1er octobre 2020. L’ingénieure d’étude en charge de l’étude a débuté sa mission le 1er janvier 2021. 
La situation sanitaire (confinement et  conditions de travail en distanciel) a entrainé quelques changements dans l’organisation de la mise en place de l’étude. Nous avons en effet décidé d’effectuer, en premier lieu, l’ensemble des étapes réalisables en local, c’est-à-dire dans l’unité Inserm UMR 1078 et dans le laboratoire de génétique moléculaire du CHRU de Brest.
A ce jour, nous avons mis à jour le recensement des patients nés en Bretagne sur la période d’étude, en consultant les données du laboratoire de génétique moléculaire du CHRU de Brest. Nous avons notamment pu recenser les patients dépistés à la naissance entre 2015 et 2017, ainsi que les patients nés avant l’introduction du dépistage et qui auraient été diagnostiqués à l’âge adulte sur la même période. Nous avons également pu préparer l’analyse statistique en développant le programme de contrôle qualité des données et en réalisant la majeure partie du programme d’analyse des données.