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Stratégie d’inclusion des exons de CFTR portant des mutations du site accepteur d’épissage.

Dernière mise à jour 06.08.2020 à 13h23

Axe de recherche : Thérapie génique Délégation territoriale : Île de France

Porteur du projet : Alexandre HINZPETER

INSERM - Institut Necker Enfants Malades - INEM - INSERM U1151



Contexte :

La production de canaux CFTR fonctionnels nécessite plusieurs étapes, de la synthèse d'un transcrit à partir du gène CFTR, sa traduction en protéine, la maturation et le trafic de cette protéine jusqu’à la membrane et son activation. Les mutations situées au niveau des sites accepteurs d’épissage des exons de CFTR induisent la non-reconnaissance de l’exon et la production d'un transcrit incomplet. Ces transcrits seront soit dégradés, soit produiront une protéine tronquée non-fonctionnelle.



Objectifs :

L’approche thérapeutique proposée dans ce projet vise à favoriser la reconnaissance de l’exon dont la perte est naturellement induite par une mutation située juste à côté, au site accepteur d’épissage, selon un processus de repositionnement de la machinerie d’épissage.



Perspectives :

L’identification récente de molécules visant à stimuler l’activité de CFTR (potentiateur) ou à favoriser le bon repliement de CFTR (correcteur) a permis de proposer une thérapie à la majorité des patients atteints de mucoviscidose. Néanmoins, certains patients ne sont pas éligibles à ces traitements, comme les patients homozygotes pour des mutations non-sens (stop) ou touchant les sites d’épissage. En cas de succès, la stratégie proposée dans ce projet pourrait représenter la première approche thérapeutique ciblant spécifiquement des mutations du site accepteur d’épissage.



Résultats obtenus :

Plusieurs projets intégrant l’étude des altérations des transcrits de CFTR associées à des mutations ont été financés précédemment par l’association. Ces financements ont permis d’obtenir les résultats suivants :

Le saut de 25 exons de CFTR (exons 2 à 26) dans les conditions basales et sans mutation a été évalué dans des cellules Beas-2B. Il apparait que le niveau basal de saut d’exon permet d’identifier les exons plus susceptibles d’être l’objet d’un saut (non inclus dans l’ARN messager) par des mutations exoniques. A ce jour, l’effet sur l’épissage de 85 mutations de CFTR a été testé au moyen de minigènes. Cette banque de minigènes fera l’objet d’une publication collaborative avec les autres centres de diagnostic de la mucoviscidose en France utilisant des minigènes (manuscrit soumis). Certains de ces résultats ont été intégrés dans d’autres publications portant sur les exons 3, 4 et 5, les codons stop de l’exon 15 ainsi que sur les 15 codons stop les plus fréquents dans la mucoviscidose et des mutations en cis de F508del.