Douleur

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Mucoviscidose : les causes de la douleur
 
Les douleurs sont fréquentes dans la mucoviscidose, qu’elles soient transitoires ou chroniques. Leur prise en charge doit être une priorité à tous les âges de la vie. Elles peuvent être liées aux symptômes de la maladie (mal au ventre, mal en respirant ou en toussant…), aux soins (prises de sang, aspirations nasales, fibroscopies…), ou encore liées à des aspects plus psychologiques (souffrance morale).
 
Parmi les douleurs physiques les plus fréquentes chez les patients, on peut citer :

• les douleurs abdominales
• les maux de tête
• les douleurs thoraciques
• les douleurs dorsolombaires
• les douleurs articulaires.

Evaluer la douleur

La douleur ne pouvant être mesurée par des analyses, il est essentiel de l’exprimer et de l’évaluer en décrivant :
• la partie du corps touchée
• le type de douleur
• l’intensité : une échelle de douleur peut être utilisée, adaptée à chaque âge)
• le contexte (environnement social, état psychologique)

Traiter la douleur
 
Pour chaque douleur, il existe un traitement adapté. En premier lieu on cherche bien sûr à traiter la cause, et en complément la douleur peut être soulagée par des médicaments antalgiques de puissance croissante en fonction du palier de douleur :
- Palier 1 (douleurs légères à modérées)
- Palier 2 (douleurs modérées à sévères)
- Palier 3 (douleurs intenses, aigües ou chroniques)
 
A chaque niveau le soignant peut également prescrire des médicaments en complément : antispasmodique, relaxants musculaires, anxiolytique…
 

Prévenir la douleur liée aux soins

Avant un soin potentiellement douloureux et pour prévenir les sensations de surprise et de peur, il est essentiel que le soignant explique son déroulement, les moyens antalgiques utilisés, les critères d’arrêt.
 
Pour certains soins, il existe des solutions médicamenteuses, par exemple :

• la crème anesthésiante pour les prises de sang et certaines injections
• les injections d’anesthésiques locaux
• l’anesthésie générale pour certains actes (fibroscopie, gastrostomie)
• le MEOPA, mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote inhalé qui permet d’avoir moins mal et moins peur et qui réduit le souvenir de la douleur
 
La médecine douce
 
Au-delà des médicaments, les techniques telles que la relaxation, les massages, les séances d’ostéopathie, d’hypnose, de training autogène, de sophrologie peuvent constituer un appoint à condition d’être pratiqués par des professionnels expérimentés. Dans tous les cas, la présence des parents ou du conjoint apporte un soutien appréciable.

Date de dernière mise à jour : mars 2015
 
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