Sexualité et mucoviscidoseLa mucoviscidose n’empêche pas d’avoir une sexualité normale. Les difficultés sexuelles, quand il y a en a, ne sont pas liées à un problème d’ordre médical, mais plutôt à un problème d’estime de soi. Toutefois des problématiques liées directement à la mucoviscidose font que la réussite d’une relation amoureuse n’est pas toujours à l’image des romances. Les incidences de la mucoviscidose chez les hommesIl se crée chez certains (pas tous) un dépôt de sel sur les organes génitaux à la suite d’un exercice physique important, à cause de la haute teneur en sel de leur transpiration. Le dépôt de sel peut provoquer des irritations et un fendillement de la peau du prépuce. Pour éviter cette situation douloureuse, il est conseillé de procéder à un bon rinçage des parties génitales (douche ou bain), le plus tôt possible après la pratique d’un sport et de désinfecter la zone à l’aide d’un coton-tige. Par ailleurs, lors de relations sexuelles non protégées, les éventuels dépôts de sel peuvent être “déposés” dans le vagin de la partenaire, ce qui peut être irritant et douloureux pour elle. Les incidences de la mucoviscidose chez les femmesLa prise répétée d’antibiotiques peut entraîner un dérèglement de la flore bactérienne au niveau des sécrétions vaginales, ce qui entraîne des démangeaisons. Il existe des traitements contre ces démangeaisons qui peuvent être prescrits par un gynécologue. Mais l’essentiel des difficultés sont souvent à liées à des craintes : crainte de ne pas être à la hauteur, de ne pas y arriver, d’être trop fatigué, de pas parvenir à faire plaisir au partenaire « peur de tousser quand je l’embrasse »,« de m’essouffler dans certaines positions quand nous faisons l’amour »… Par ailleurs la prise en charge médicale à travers les cures, la pose du port-à-cath et/ou de la gastronostomie, les séances de kiné, sont des intrusions qui peuvent fragiliser, détériorer l’image de soi et renforcer parfois la crainte de rencontrer l’autre dans l’intimité. Ainsi il est important d’informer la personne qui partage ces moments intimes des contraintes médicales que la pathologie nécessite sans dramatiser mais sans minimiser pour autant. Quelques conseils
Enfin, simple remarque de bon sens, il n’est pas indispensable que tout soit parfait (contrairement à l’image qui peut être véhiculée dans les médias) ! L’important, avant toute chose, c’est d’aimer et d’être bien avec son (ou sa) partenaire, dans sa sexualité. | ||
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