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Modélisation in vitro d’un épithélium bronchique mucoviscidosique par la technologie des cellules souches pluripotentes induites

Dernière mise à jour 27.07.2017 à 15h20

Axe de recherche : Thérapie cellulaire Délégation territoriale : Languedoc-Roussillon

Porteur du projet : John DE VOS
INSERM U1183 - Hôpital St Eloi

Contexte :
"es cellules pluripotentes induites (iPS) sont des cellules immatures capables de se spécialiser en n’importe quel type cellulaire du corps humain. La production des iPS est une technique révolutionnaire qui a valu le prix Nobel de médecine à son découvreur, le chercheur japonais Shinya Yamanaka en 2012. Un des intérêts majeur des iPS est de pouvoir fournir des quantités illimitées de tissu bronchique en laboratoire.
Notre projet vise à produire des iPS à partir de patients CF et d’induire ces cellules à se spécialiser en tissu bronchique. Celui-ci sera alors porteur de la mutation génétique et reproduira en laboratoire les défauts responsables de la pathologie. Cet outil sera mis à la disposition de la communauté scientifique pour permettre d’étudier les mécanismes moléculaires qui modulent l’expression du gène et de la protéine CFTR endogène, et également de cribler plus facilement des molécules à visées thérapeutiques tels que le potentiel thérapeutique d‘oligonucléotides développés par notre équipe partenaire (PI, Magali-Taulan-Cadars, responsable de la thématique ""Transcription et ARN non-codants"" EA7402.)."

Objectifs :
"1° Obtenir deux lignées iPSC de patients porteurs de la mutation responsable de la forme la plus fréquente de la mucoviscidose et de les caractériser
2° Différencier (c’est à dire pousser les cellules à se spécialiser) les iPS en tissu bronchique et caractériser ce tissu, y compris une caractérisation fine par des techniques innovantes de l’expression des gènes 
3° Disséminer les lignées iPS obtenues et la technique de différenciation
4° Evaluer si les molécules stabilisatrices développées par le groupe du Dr Magali Taulan-Cadars, et qui bloquent la fixation d’éléments répresseurs spécifiquement sur la région 3’UTR des transcrits CFTR, présentent le même potentiel de restauration que celui observé dans des cultures CFBE et dans des cultures ALI issues de cellules nasales de patients CF (p.Phe508del/p.Phe508del)."

Perspectives :
"Obtention de l'autorisation du CPP.
Collecte des échantillons de sang de patients et de sujets contrôles.
Reprogrammation en lignées iPS, leur qualification et leur congélation.
Leur différentiation en épithélium bronchique et le test d'oligonucléotides modifiés pour bloquer la fixation de miARNs spécifiquement sur les transcrits CFTR."

Résultats obtenus : 
"La convention entre VLM et l'INSERM  a été mise en place au début de l'hiver 2016. Le premier versement effectif et donc le démarrage du projet a eu lieu fin janvier 2017.

La demande d'autorisation du Comité de Protection des Personnes (CPP) est en cours de soumission.

Une première reprogrammation de cellules sanguines d'un volontaire sain est en cours. En effet, dans une perspective de simplification du protocole de reprogrammation, nous allons privilégier la reprogrammation à partir de cellules sanguines plutôt que de fibroblastes de peau.

La méthode de différenciation a fait l'objet d'amélioration récentes. Le point clé de ces améliorations est l'obtention de population cellulaires plus pures à chaque étape, afin de maitriser au mieux ce processus."