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Lymphocytes T cytotoxiques activés CD8+/HLA-DR+ et rejet cellulaire aigu en transplantation pulmonaire

Dernière mise à jour 27.07.2017 à 15h46

Axe de recherche : Transplantation Délégation territoriale : Provence Alpes

Porteur du projet : Benjamin COIFFARD
CHU Hôpital Nord - Service de Pneumologie, CRCM adulte-Centre de Transplantation Pulmonaire

Contexte :
"Malgré l’optimisation des protocoles d’immunosuppression, l'incidence de rejet aigu reste élevée en transplantation pulmonaire (TxP), proche de 35% au cours de la 1ere année. Cette incidence est inversement corrélée à l’âge avec un risque plus important chez les receveurs les plus jeunes, donc les patients atteints de mucoviscidose. Les épisodes de rejet aigu constituent un des principaux facteurs de risque de dysfonction chronique du greffon. Le diagnostic de rejet aigu est basé sur les biopsies pulmonaires trans-bronchiques réalisées sous fibroscopie. Cette méthode est invasive avec un risque de complications non négligeable (hémorragie, pneumothorax).
Un travail préliminaire rétrospectif conduit par notre équipe a mis en évidence une association entre l’élévation de la population lymphocytaire T CD8/HLA-DR et la survenue d’un rejet aigu la 1ere année post-TxP. Cette constatation a également été faite en Tx rénale. Pour renforcer ces données préliminaires, l’étude actuelle sera prospective, bicentrique (CHU de Marseille et Strasbourg dans le but de trouver des marqueurs sanguins du rejet aigu capable de supplanter la biopsie pulmonaire."

Objectifs : 
"Les objectifs de l’étude seront de mettre en évidence des associations entre la présence d'un rejet aigu à 1 mois (M1) ou survenue la première année post-transplantation pulmonaire et l'élévation des sous-populations lymphocytaires T (CD4+/CD8+) et lymphocytaires B montrant des marqueurs d’activations et de différentiations  spécifiques et reconnus (HLA-DR, CD25, CD38, CD45RO, CCR7).
Les deux objectifs scientifiques principaux étant de 1) trouver un marqueur diagnostique sanguin, spécifique, non invasif, du rejet aigu post-transplantation pulmonaire avec des performances diagnostiques équivalentes à la biopsie trans-bronchique afin de la supplanter 2) mettre en évidence un marqueur diagnostique sanguin, spécifique, non invasif, prédictif du rejet aigu dans le but d’adapter précocement le traitement immunosuppresseur afin de diminuer la survenue de ce risque."

Perspectives : 
"Pour de multiples raisons, les patients atteints de mucoviscidose ont un profil immunitaire particulier. Associé au fait que le risque de rejet aigu est plus important chez les receveurs les plus jeunes, donc les patients atteints de mucoviscidose, il sera particulièrement intéressant  d’étudier l’activation lymphocytaire dans cette population de patient, qui du coup en tirera potentiellement le plus grand bénéfice. 
Les perspectives seront donc de remplacer la biopsie trans-bronchique par l’analyse des lymphocytes activés dans la gestion du risque de rejet aigu après transplantation pulmonaire, puis de mettre en place des essais cliniques prospectifs, multicentriques, randomisés d’adaptation du traitement immunosuppresseur en fonction des taux des sous-populations lymphocytaires activés afin de réduire le risque de rejet aigu après transplantation pulmonaire."