Vous êtes ici

Combinaison de stabilisateurs peptidiques et oligonucléotidiques pour augmenter la ½ vie du canal p.Phe508del-CFTR.

Dernière mise à jour 27.07.2017 à 15h04

Axe de recherche : Fonction CFTR Délégation territoriale : Languedoc-Roussillon

Porteur du projet : Prisca BOISGUERIN
CNRS - CRBM

Contexte :
La compréhension des éléments régulant la stabilité du canal CFTR au niveau de sa transcription et de sa demi-vie à la membrane plasmique est une étape clé dans le développement des futures thérapies. Dans ce contexte, nous souhaitons évaluer les effets de molécules stabilisant la demi-vie du CFTR à la membrane plasmique de cellules CF.

Objectifs :
"Nos objectifs sont les suivants :
(1) mieux comprendre l’internalisation des « stabilisateurs » peptidiques du CFTR sur des cultures monocouches CF et des cultures d’épithélium CF (Equipe Boisguerin).
(2) mesurer les effets biologiques des « stabilisateurs » peptidiques sur des cultures monocouches CF et des cultures d’épithélium CF pour montrer une augmentation de l’activité du CFTR suite au traitement. De plus, nous souhaitons compiler nos expertises dans le domaine des stabilisateurs par une co-application : stabilisateurs peptidiques (Equipe Boisguerin) et stabilisateurs oligonucléotidiques (Equipe Taulan-Cadars). 
(3) continuer à optimiser les « stabilisateurs » peptidiques afin d’obtenir des stabilisateurs dits de seconde génération plus efficaces et avec des propriétés métaboliques réduites (Equipe Boisguerin)."

Perspectives :
Malgré les récentes avancées médicales et thérapeutiques, la recherche de nouveaux traitements dans le domaine de la mucoviscidose reste une nécessité cruciale pour le bien-être du patient. En combinant notre savoir-faire concernant les « stabilisateurs » peptidiques et d’oligonucléotides, nous proposons une approche innovante qui consiste à tester la pertinence de nos stabilisateurs (seuls ou en multi-thérapie) et de déterminer leurs potentielles retombées thérapeutiques.

Résultats obtenus : 
"L’équipe Boisguerin a pu développer grâce à un financement de la « Mukovisczidose e.V. » (pendant allemand de la VLM) les premiers « stabilisateurs » peptidiques montrant une augmentation significative de l’activité du CFTR sur des cellules CF (Amacher et al., 2014; Cushing et al., 2010; Vouilleme et al., 2010).
L’équipe Taulan-Cadars a montré que certains microRNAs (miRNAs) régulent négativement le niveau des transcrits CFTR à travers leur fixation sur des motifs présents sur le gène. L’utilisation d’oligonucléotides bloqueurs (ONBs) pour inhiber l’action répressive des miRNAs induit la stabilisation du taux de transcrits ainsi que l’augmentation de la quantité de protéine et de l’activité du canal CFTR (Viart et al., 2015)."