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Identification de la signature transcriptomique dans le cadre de la mucoviscidose atypique

Dernière mise à jour 25.07.2017 à 17h13

Axe de recherche : Génétique Délégation territoriale : Île de France

Porteur du projet : Alix DE BECDELIÈVRE
APHP, IMRB - APHP, Hôpital H Mondor, Département de Génétique ; IMRB, Inserm U955, Equipe 05

Contexte :
Le diagnostic de la mucoviscidose repose  sur l'association d'une atteinte clinique caractéristique et d’une dysfonction du canal CFTR, objectivée le plus souvent par un test de la sueur positif et/ou deux mutations du gène CFTR identifiées. Néanmoins, certains patients ne répondent pas à ces critères et présentent une forme atypique de mucoviscidose, avec test de la sueur intermédiaire et analyse génétique non concluante. Des tests fonctionnels (mesure de la différence de potentiel nasal ou de la muqueuse rectale) permettent d’argumenter le diagnostic chez ces patients, mais requièrent un savoir-faire et des outils particuliers. Développer des outils diagnostiques simples pour les formes atypiques de mucoviscidose reste donc un enjeu.

Objectifs :
En collaboration avec le service d’ORL du CHI Créteil, notre équipe propose de participer à cet effort de développement du diagnostic de la mucoviscidose atypique. Pour cela, nous caractériserons les ARN messagers exprimés dans les cellules épithéliales nasales de patients obtenues par brossage et cultivées de manière à se rapprocher des conditions physiologiques (interface air-liquide). Cette étude par séquençage haut débit sera effectuée à partir de prélèvements de patients avec mucoviscidose atypique, comparés à des patients avec mucoviscidose typique et des témoins sains.
 De plus, cette technique permettra de détecter l’anomalie moléculaire pour les patients avec une seule mutation identifiée, cette étude haut-débit étant beaucoup plus puissante que les techniques plus classiques.

Perspectives :
Notre objectif est de connaître les ARNs exprimés chez les patients en fonction de leur statut clinique, en prenant en compte les formes atypiques de mucoviscidose. A plus long terme nous espérons identifier de nouveaux biomarqueurs dont le dosage par une méthode non invasive serait une aide au diagnostic quand les tests usuels ne permettent pas de conclure. Ces biomarqueurs pourraient constituer de nouvelles cibles thérapeutiques.