Vous êtes ici

La construction de la qualité de l’air intérieur par les habitants : le cas de la mucoviscidose et de l’asthme infantile en Bretagne.

Dernière mise à jour 17.07.2017 à 16h28

Axe de recherche : Sciences humaines et sociales Délégation territoriale : Ille-et-Vilaine

Porteur du projet : Marcel CALVEZ
Université Rennes 2 - UFR sciences sociales-ESO UMR 6590 CNRS

Contexte :
La mucoviscidose, comme l'asthme, est une maladie à incidence respiratoire qui implique la mise en œuvre de mesures de prévention de différents ordres, telles que la kinesthésie respiratoire, les pratiques alimentaires et sportives, les aménagements et les usages propres au lieu de vie principal du malade. Depuis les années 2000, Vaincre la Mucoviscidose et les CRCM relaient auprès des patients et leurs familles des recommandations relatives à la qualité de l'air intérieur de l'habitat, via des conseils portant sur ses aménagements concrets (les revêtements de sols par exemple) mais aussi sur les habitudes de vie au sein du logement, ainsi que sur ses pratiques d'entretien, d'aération, de chauffage. Dans un contexte de maladie grave, ces recommandations visant la préservation des voies respiratoires ont une portée loin d'être anodine en termes de qualité de vie pour le patient et son entourage. La recherche a pour objet l’étude de ces adaptations  de l’habitat et de son environnement.

Objectifs : 
"Dans le cadre des programmes régionaux de santé environnement et dans le contexte spécifique de la mucoviscidose et de l’asthme infantile, la QAI (qualité de l'air intérieur) donne lieu à des recommandations adaptées au logement, et qui sont proposées aux habitants malades et/ou leurs familles par différents acteurs (comme les soignants, avec parfois l'appui de CMEI : conseillers médicaux en environnement intérieur).
L’objectif est :
- de s’intéresser à la production des normes de qualité de l'air intérieur dans un contexte où le confinement du logement demeure une priorité énergétique.
- d'analyser les modalités par lesquelles les familles des malades intègrent ces recommandations, opèrent des choix et font des arbitrages au quotidien pour articuler les enjeux de santé et de conditions de vie.
- de comparer la prise en compte de ces recommandations dans l’organisation et la gestion de l’espace domestique dans des contextes différents de maladie chronique."

Perspectives : 
La recherche vise à rendre compte de la diversité des modalités d'interprétation et de mise en application des recommandations relatives à la qualité de l'air intérieur et des déterminants de cette diversité liés aux modes de vie. Elle doit permettre de renseigner les équipes médicales (CRCM et CMEI) et les acteurs du milieu associatif (dont VLM) pour les aider à affiner leurs protocoles d'intervention auprès des malades et de leur entourage. Outre l’identification des problèmes rencontrés au quotidien par les familles, elle peut aussi contribuer à mieux maîtriser les orientations de l'éducation thérapeutique dans une perspective d'amélioration de l'espérance et de la qualité de vie des malades. En considérant des situations avec ou sans intervention des CMEI,  elle doit contribuer à évaluer la pertinence de cette intervention et ainsi à aborder la question des inégalités dans l’offre de suivi thérapeutique et leur impact sur la qualité de vie des patients.